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Coulées de boues et inondations

Les inondations dues aux intempéries particulièrement violentes de ce début de mois de juin ont surpris plus d’une personne sur le bassin de la Trouille. Cette fois-ci, elles se sont marquées par des coulées de boues provenant des champs avoisinants et ruisselant pour arriver dans les fonds de villages.

Quelles en sont les causes ?

La cause première de ces coulées a bien entendu été l’intensité des orages qui se sont abattus dans le Hainaut. Cependant, ces problèmes ont été accentués pour diverses raisons : les cultures sarclées et dans le sens de la pente en amont des villages, la perte du paysage bocager (haies), les remembrements, l’imperméabilisation des sols par une urbanisation accrue et/ou la création de réseaux routiers, la disparition et/ou le manque d’entretien des fossés.

Ces incidents peuvent-ils être limités, voire éradiqués ?

Grâce aux avancées scientifiques en la matière, les autorités publiques appréhendent de mieux en mieux les interactions à l’origine des inondations et des ruissellements dommageables.

Le Plan « P.L.U.I.E.S » (Plan pour la Prévention et la Lutte contre les Inondations et leurs Effets sur les Sinistrés) datant de 2002 comprend 30 mesures visant à atteindre cinq objectifs : améliorer la connaissance des risques d’inondations, diminuer et ralentir le ruissellement des eaux sur l’ensemble d’un bassin versant, augmenter la capacité d’écoulement des rivières et le stockage des eaux dans les lits majeurs, diminuer la vulnérabilité de zones inondables et améliorer la gestion de crise.

Au niveau de l’agriculture, quelques actions sont déjà mises en œuvre telles que les bonnes pratiques agricoles, les mesures agri-environnementales (MAE) ou la replantation de haies.

Par exemple, le labour, réalisé en disposant les sillons perpendiculairement à  la pente éviterait la création de petits ruisseaux dans les parcelles. La réduction des longueurs de pentes contribue également à lutter contre le ruissellement. Les MAE comme l’implantation de bandes enherbées ou la couverture hivernale du sol installées sur base volontaire par les agriculteurs,  créent un frein à la création de ruissellement et de plus gardent les terres arables sur les champs. La plantation de haies (pour laquelle un subside existe également) permet de créer un obstacle aux écoulements.

 

L’accroissement des surfaces imperméables réduit l’infiltration des eaux pluviales, surcharge le réseau d’égouttage et augmente la vitesse de ruissellement des eaux. Pour pallier à ces effets négatifs, la conservation de fossés naturels permettant de drainer les eaux est indispensable, tout comme le bon entretien des collecteurs bordant les voiries.

Mais des actions peuvent également se réaliser chez soi : la récolte d’eau de pluies (citernes), l’implantation de toitures vertes ou l’utilisation de matériaux permettant à l’eau de s’infiltrer (gravier, béton poreux, ouvert, écorces, etc.) permet de limiter le ruissellement des eaux pluviales.

Contrat de Rivière de la Trouille : 065/33 66 61, 0496/38 67 21, cr.Trouille@skynet.be