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Noirchain

Noirchain anc

Le nom "Noirchain" viendrait de deux mots latins :

"Muros" signifiant "murs" changé en "Mor" puis "Nor",
"Cinctus" signifiant "ceint", c'est-à-dire "entouré".

"Murocinctus" : transformé en "Norcin" puis "Noirchain" signifiant simplement "Domaine entouré de murs".

Si l’on en croit la légende, en 1179, le nom Noirchain viendrait du fait que les femmes de mineurs charriant les terres noires, une hotte sur le dos, se seraient coupé les seins pour que les sangles n’appuient pas en leurs mamelles. D’où ce surnom de "noir-sein" qui aurait donné ce premier nom au village en référence à ces malheureux femmes.

En 1186, la légende et l’ironie parfois faciles disent que, après tout, c’était le pays des "Noirs dgeins", des gens rendus sales par le travail de la mine.

Situé sur la chaussée romaine de Bavay à Utrecht, Noirchain constituait peut-être un poste avancé de "Castricolus", le Mons actuel ? Au Moyen Age, il était d'ailleurs propriété du Comte de Hainaut et du Chapitre Ste-Waudru de Mons.

Au XIIe siècle, les Abbayes de Ghislenghien, de Bélian et d'Anchin y possèdaient des biens de même que les Chevaliers du Temple comme à Frameries.

La Seigneurie, détenue d'abord par une famille locale, passa ensuite aux Hainin, Peissant, Dessus-le-Moustier, Appachon et, finalement à la famille de la Barre au XVIIIe siècle.

Le château du XVIIIe, tenu au XIXe siècle par les Hannequinne-Fourcault et enfin les Carlier, fut détruit par un incendie en 1914 ; il n'en reste qu'un enclos ainsi qu'une ferme, beau logis de type tournaisien du XVIIIe.

On a connu également à Noirchain des fours à chaux et des charbonnages ("rue de la Fosse").  La silhouette du terril boisé en 1939 et classé en 1991 est aisément reconnaissable de très loin.

Anecdote

 

Une tradition orale, vivace chez les plus anciens de Noirchain, conserve le souvenir de cloches enterrées lors de la Révolution française au lieu-dit "Les 4 Bonniers" entre la Chaussée et le ruisseau "Le Grand Père".