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Le Pilori

Pilori

Le 9 juin 1743, le seigneur Jean, André, Hercule de ROSSET, maréchal des camps et armées du roi, colonel du régiment de son nom, chevalier non-profès (non-religieux) de l'Ordre de malte fut promu commandeur et appelé le Commandeur de Fleury.

Le 5 août 1743, il prit possession de la commanderie de Piéton et de toutes celles qui en dépendaient, notamment le Fliémet à Frameries. Le 11 septembre 1767, souhaitant faire montre de son autorité en tant que commandeur, il fit ériger un PILORI.

Le Pilori devait se trouver à l'emplacement de l'ancienne sucrerie, au début de l'actuel zoning, au lieu-dit autrefois "la rouge croix". Il était surmonté d'une bannière aux armes de Commandeur de Fleury. Cette marque de justice était munie d'un carcan, relié au mascaron par des chaînes.

Lorsque survint la Révolution française, tous les attributs de la féodalité furent abattus, brisés ou martelés et le pilori, n'échappant pas à la règle, fut culbuté mais non détruit. L'un des frères CORBISIER, Emmanuel-Ernest, né à Frameries, nommé homme de fief en 1793, homme de loi à Mons, se rendit acquéreur de l'ancienne commanderie et de ses terres. On présume que c'est lui qui fit transporter le pilori dans l'avant cour de la ferme du Temple. Remis debout, mais à l'envers, il fut surmonté d'une statue.

Peut-être était-ce celle de Sainte-Waudru car il était le fils des anciens fermiers du Chapître (cense de la rue des Dames) dont ses frères et soeurs avaient acquis les biens. On a dit aussi qu'il pouvait s'agir d'une statue de la vierge.

Victor Mirland racheta la propriété vers 1850 pour y installer une fabrique de pâtes de fruits, actuellement disparue, gérée ensuite par ses descendants. Monsieur André Godin, l'un de ceux-ci, en est l'actuel propriétaire.