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Pour aller plus loin au sujet de nos pollinisateurs :

Le monde des pollinisateurs reste encore mystérieux pour la majorité du grand public. Le voile se lève petit à petit depuis quelques années suite à des constats alarmants qui ont fait les gros titres des journaux. Outre l’abeille mellifère, pollinisateur emblématique, nos régions comptent plusieurs centaines d’espèces de papillons, de syrphes et d’abeilles sauvages qui occupent nos parcs, nos jardins, nos villes, nos campagnes et nos réserves naturelles.

Protéger les pollinisateurs implique des actions multiples à plusieurs niveaux. Il est nécessaire de restaurer et renforcer la disponibilité des ressources alimentaires vitales, les fleurs, de continuer à valoriser et à protéger les réserves naturelles, mais aussi d’adopter les pratiques de gestion des espaces verts. Des démarches dans ce sens peuvent être mises en place par tout un chacun dans son jardin ou dans des balconnières fleuries afin de les rendre plus accueillantes vis-à-vis des insectes pollinisateurs.

Bon nombre de démarches relatives aux ressources alimentaires visent à valoriser les plantes indigènes, garantes de la diversité des insectes de nos régions. C’est sans compter sur le large panel d’espèces végétales que représentent certaines plantes horticoles qui peuvent renforcer le fleurissement des espèces indigènes, tout en favorisant l’esthétique d’un aménagement (parterre de fleurs, jardinière, etc…).

Qui sont nos pollinisateurs ?

En Europe, les principaux pollinisateurs des plantes à fleurs sont les insectes. Ils assurent inlassablement le transfert de pollen d’une fleur à l’autre, étape indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs. La conservation des pollinisateurs est essentielle pour le maintien de notre flore indigène et de la santé de nos écosystèmes, tant ruraux qu’urbains. Elle joue également un rôle déterminant dans notre alimentation puisque les produits issus de l’agriculture en dépendent soit directement (fruits), soit indirectement (semences).

Dans nos régions, les principaux groupes de pollinisateurs sont les diptères, les coléoptères, les lépidoptères et les hyménoptères.

  1. Les diptères

20170521 121219 01Les diptères ou « mouches », insectes dotés d’une seule paire d’ailes visibles, sont particulièrement actifs sur et à proximité des fleurs. On les associe parfois, à tort, à des nuisances ou à des environnements pollués. Pourtant, ces insectes jouent un rôle indéniable dans le contrôle des ravageurs de nos cultures et de nos jardins. Leur contribution précise dans la pollinisation est cependant mal cernée. Parmi les diptères, les syrphes, dont l’allure générale rappelle celle de bourdons ou d’abeilles, constituent un groupe extrêmement diversifié en Belgique avec près de 340 espèces. Ils sont considérés comme de très bons pollinisateurs, de quoi motiver leur accueil dans les espaces verts et les jardins ! D’ailleurs, on les appelle « mouches à fleurs » (flower flies) dans le monde anglo-saxon.

  1. Les coléoptères

20170531 185833 01Les coléoptères ou « scarabées », insectes aux ailes sclérifiées (tissus organiques durcit), sont communs sur les fleurs dont ils consomment le pollen. Se nourrissant des organes floraux, ils peuvent dès lors empêcher toute reproduction de la fleur. Cependant, certains coléoptères comme les cétoines ou les trichies peuvent, en raison des poils présents sur certaines parties de leur corps, s’avérer être des pollinisateurs efficaces pour diverses plantes.

 

 

 

  1. Les lépidoptères

Belle dame source biodiversité wallonieLes lépidoptères ou « papillons », insectes aux ailes recouvertes d’écailles, sont communément regroupés en deux catégories : les « papillons de jours » (rhopalocères) et les « papillons de nuit » (hétérocères). Ces insectes se nourrissent du nectar prélevé à l’aide de leur longue langue (« proboscis »), ce qui contraint quelque peu leurs choix alimentaires. Ils visitent principalement les plantes à corolle (ensemble des pétales) profonde et très nectarifères. Les adultes et les larves des papillons ont des comportements très différents. Contrairement aux adultes, les chenilles sont généralement peu mobiles et se nourrissent principalement du feuillage de la végétation. Les plantes ainsi consommées par les larves sont parfois très particulières, ce qui impose de connaitre les plantes-hôtes de prédilection des papillons pour maximiser les chances de les observer dans les aménagements fleuris.

  1. Les hyménoptères

20170521 122650 01Ce sont essentiellement les guêpes, fourmis, abeilles et bourdons. Ce sont plus particulièrement les abeilles et les bourdons qui ont un rôle bien plus significatif dans la pollinisation que leurs cousines les guêpes et les fourmis.

L’abeille mellifère ou domestique (Apis mellifera) est bien connue de tous, notamment en raison des différents produits dérivés de la ruche (miel, propolis, pollen, etc..). Pourtant, environ 400 autres espèces d’abeilles répertoriées en Belgique jouent un rôle tout aussi essentiel que celui de l’abeille mellifère en matière de pollinisation. Cette biodiversité fonctionnelle rend une multitude de services à nos écosystèmes et améliore indéniablement notre quotidien, du paysage à l’assiette. Parmi ces abeilles, outre l’abeille mellifère, on distingue deux grands groupes d’espèces facilement et rapidement différenciables par tous :

  • Les bourdons (abeilles du genre Bombus), espèces le plus souvent de grande taille, très velues, capables de parcourir de grandes distances dans nos paysages. Il en existe une vingtaine d’espèces en Belgique, toutes sociales et présentes sur une très large gamme de fleurs sauvages et cultivées.
  • Les abeilles sauvages solitaires et sociales qui appartiennent à six familles différentes, dont la taille, la couleur, la forme et le comportement sont très variables d’une espèce à l’autre et dont le degré de spécialisation écologique varie d’un extrême à l’autre. Par exemple, l’andrène de la byrone (Andrena florea) dépend uniquement du pollen de la byrone dioïque pour son développement, alors que l’osmie rousse (Osmia bicornis) récolte du pollen sur plusieurs dizaines de plantes à fleurs différentes.

Source : « Vers un fleurissement favorable aux pollinisateurs – collection ESPACES VERTS- N°2 – Nicolas J. Vereecken, Mélanie Appeldoorn & Pascal Colomb p.6,7,8,9,10,11

Pour aller plus loin :

http://biodiversite.wallonie.be/fr/plan-maya.html?IDC=5617

https://ecowal.be/resources/shared/file/jardin-pour-abeilles-sauvages.pdf

http://sapoll.eu/wp-content/uploads/2018/05/01-Cr%C3%A9er-une-balconni%C3%A8re.pdf

http://natureaujardin.natagora.be/index.php?id=858