Eugies - Les brasseries et les cafés
Après une dure journée de labeur, les Eugéniens se rendaient dans les estaminets et cabarets du village pour y déguster un "canon" de 20 cl de bière à 5 centimes, une "pinte" de 50 cl au tarif de 10 centimes ou encore un "bac" de genièvre de 5 cl au coût de 10 centimes. Au début du 20ème siècle, il existait près d'une centaine de ces établissements où les tenanciers proposaient de la bière brassée dans les environs.
Le sieur Albert DURIEUX a construit la première brasserie dans la rue Haute en 1838. Grâce à l'évolution technologique de l'époque et aux différents propriétaires, cette brasserie a pu compter sur de nombreuses améliorations.
C'est de cette manière que Norbert CARLIER a installé, en 1859, une machine à vapeur horizontale ayant la puissance de cinq chevaux pour moudre le grain. Un générateur fut implanté par Jules CAUDRON en 1882.
L'établissement est racheté en 1883 par Auguste COMIANT qui lui a donné son nom. La brasserie fermera ses portes en 1916 à cause des réquisitions du matériel par l'occupant durant la guerre.
Une autre brasserie s'est installée dans la rue de la Tannerie, actuelle rue des Tanneurs, dans les années 1860. Le bourgmestre de l'époque, Emmanuel CAUDRON-HOSTELART, l'a léguée à son fils avec tous ses accessoires. Par la suite, Charles FONTAINE l'a acquise, mais a dû arrêter pour les mêmes raisons que la précédente.
Après ces années prospères, le nombre de cafés à Eugies a diminué. Les habitants pouvaient encore se délecter d'une bonne bière au Champré, au café des Sports, à la Croix-Noire, à la Maison du Peuple, au café des Vicinaux, à la Villa Printemps ou encore au café Lantier. À ce jour, quelques-uns de ces commerces existent encore et n'attendent que l'arrivée des citoyens qui viendront se désaltérer d'une "crasse pinte".