Fanfare Ouvrière "L'Avenir"
La fanfare est créée en février 1890 à l’initiative du Conseil d’Administration de la Coopérative Socialiste « Union, Progrès, Économie » qui fait appel à quelques musiciens dans le but d’avoir de la musique pour fêter le 1er mai. La classe ouvrière des mines était prédominante dans la région à l’époque et l’objectif principal de la fanfare était de participer aux manifestations revendicatrices des travailleurs organisés.
Le salon se situait à la Maladrie. Le chef était Alfred Delhaye et le président Antoine Rousseau.
Après des débuts difficiles, de nouveaux adhérents intègrent la fanfare, pour la plupart des mineurs, et elle commence à participer à des concours. En 1892, elle obtient un 2ème prix de lecture à vue et un 1er prix d’exécution au concours de Ham. A ce moment-là, Désiré Maroille, président depuis 1890, va faire de son mieux pour obtenir quelques concerts. Il présidera la société jusqu’en 1919, puis Louis Piérard lui succèdera jusqu’en 1951.
L’année 1893 voit arriver 20 nouveaux musiciens dans la société.
En 1898, un conflit entre les membres du comité et les musiciens éclate à propos du chef. C’est le candidat des musiciens qui est élu : Adolphe Delaunois. Ensuite, la fanfare va participer au concours de Paris où elle va s’illustrer.
De 1901 à 1904, la fanfare traverse un passage à vide car quelques-uns des musiciens sont soldats et d’autres sont partis dans d’autres fanfares de la commune pour améliorer leur travail.
Ensuite, la société prospère de plus en plus et le 15 juin 1924, sous la direction d’Alfred Mahy, elle remporte la compétition organisée pour les phalanges de division d’Honneur et reçoit la Lyre du Hainaut. Le lendemain, un grand cortège a accueilli les vainqueurs lorsqu’ils sont descendus du tram venant de Mons.
En 1931, la fanfare est invitée dans le sud de la France où elle se produit à Albi, Cahors et Toulouse.
De 1959 à 1984, le premier chef d’orchestre permanent à la RTBF, Edgard Doneux, met son talent et sa renommée internationale au service de la fanfare. Avec lui, elle va donner des concerts en France, au Grand-Duché du Luxembourg mais aussi dans la ville de Chaux-de-Fonds, jumelée à Frameries, en 1961 et y reviendra ensuite en 1972 et en 1982.
Elle participe aussi en 1970 au Festival International de musique et de danse de l’Île de Man et reçoit la médaille « Pro Musica » du Ministre de l’Éducation Nationale et de la Culture et la Plaquette d’Honneur du Centre Culturel du Hainaut.
En 1972, pour les fêtes du millénaire de Frameries, la fanfare participe à un concert spirituel retransmis par la RTBF.
En 1984, le professeur de direction d’orchestre au Conservatoire Royal de Musique de Mons, Willy De Cart, devient directeur artistique de la fanfare. Grâce à son talent et à son énergie, la société atteint les plus grandes distinctions.
Depuis 1989, la direction artistique a été confiée à Roger Verstraeten qui a dirigé, en 1990, divers concerts dans le cadre des festivités (avec l’organisation, entre autres, d’une grande exposition et un concert de clôture à la Maison du Peuple de Frameries) commémorant le centième anniversaire de la fanfare. Il s’est ensuite attaché à donner un nouvel élan à la société en modifiant le répertoire et en intégrant des jeunes.